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Pendant que nous attendions que les programmes de LOVE débutent l’autre jour, mon amie et moi étions plongées dans une conversation trépidante sur plein de choses géniales, dont son amour pour la citation « Soyez le changement ».

Voici donc un sommaire exécutif de cet échange captivant : souvent, nous aimerions que le monde (et les gens!) qui nous entoure change en fonction de notre propre conception de ce qui devrait être. Souvent, l’insatisfaction, et la frustration qui s’en suit, fait surface lors de discussions de groupe. Parfois ce genre de diatribe collectif semble thérapeutique, que ce soit à propos des attentes de nos parents qui nous pèsent, à propos des politiques du gouvernement qui nous paraissent inacceptables, à propos de nos relations et de nos amitiés qui semblent par moment si difficiles : ne serait-ce pas génial si nos sentiments et opinions pouvaient tout le temps être validés par nos êtres chers? Hélas, (ou tant mieux!) la vie ne fonctionne pas comme ça!

D’où le point de départ de cette conversation, “soyez le changement”: changer son propre état d’esprit plutôt que d’essayer de changer les autres peut être beaucoup moins douloureux, voir plus empathique. Souvent, ce qui nous contrarie le plus chez les autres sont des choses que nous même avons fait, peu importe sous quelle forme, mais que nous ne voulons pas admettre, pour lesquelles nous ne sommes pas prêts à accepter la responsabilité ou encore se le pardonner… Se rendre compte que tout ce qui nous cause inconfort, bonheur ou tristesse est le reflet extérieur de notre propre intimité peut être extrêmement libérateur. Mais attention : suite à cette réalisation, il est parfois de plus en plus difficile de trouver une bonne raison d’éprouver de la colère (ça vous dit quelque chose, les jeunes de LOVE?)!!

Est-ce que ça veut dire que nous devrions tous être en train d’essayer de se changer? Forcer le changement, que ce soit pour nous-même ou quelqu’un d’autre, semble plutôt violent… Incarner soi-même ce changement sonne plus doux, par exemple en s’aimant d’abord, puis les autres, sans conditions, même ces facettes plus sombres de nos personnalités, parfois moins socialement acceptables. Être le changement veut aussi dire décider d’être vraiment honnête avec soi-même à propos de nos motivations, nos sentiments et nos peurs. À ce moment, le changement n’est plus forcé, il est. Tout simplement 🙂
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